22 avril 2008
Parole 59
j'ai
un avenir droit devant
à amuser mes enfances
l'être et les vents
j'en ferre les souvenirs
jusqu'à en habiller aujourd'hui
un jour je m'oublie
j'accomplis
des galipettes dans le néant
sans laisser traces
04 avril 2008
Paroles 58
de douceur
les lignes courbes
remplies de chairs
battantes éperdues
offrent
le possible simple
à des joies irréductibles
inscrites
dans nos alphabets
18 mars 2008
Paroles 57
pour ce qui reste
de couleurs
au-dessus de nos vie
s
pour que
le pluriel installe
l'orbe des ciel
s
plombés
pour cette faim
si calme
comme arc tendu
jusqu'à
rompre
dans tes yeux bleu
s
10 mars 2008
Parole 56
face à face
l'ocre épouse le bleu
au jardin des couleurs maternelles
tout s'accentue
s'éparpille dans les rosaces des temps
que l'on déplie
je murmure toute
l'absence au monde
nous sommes innommables
simplement
je récite ta respiration
conjugue ce visage
que le tien fait naître
ai envie de la nuit
qui en découle
comme un désir de caresse
tendre pour l'une
réconciliatrice pour l'autre
28 février 2008
Parole 55
les cernes des fenêtres
la peau de la rue
des verrues de verdure
nous sommes tout contre
le bois
et les pierres caressés
je scrute
finalement que
pour parler de toi
en dehors des lieux
le regard est
cette main tendue !
24 janvier 2008
Paroles 53

il mange ?
il écrit ?
il pleure ?
il attend ?
il ne se sait pas photographié
il ne sait pas le détournement du sens
il est simplement dans l'ombre
à conquérir une certaine lumière
il n'est pas moi
l'ignore
mais je lui offre
21 janvier 2008
Paroles 52
quand face à face
l'urgence
est à l'esquive
sans l'arme
de l'ombre
on se pose là
incertains
face à
nous offrons
et sûrs de nous absoudre
dans l'impasse des roses
pour quelques forces
Parole 51
la parole est muette
et voraces les mouettes
on s'étonnera au métal
du possible qui rouille
il y va de tous les bruns
et des ocres du chemin
d'une révolte d'enfance
nous nous arrêtions
14 fois pour taire
les retours
nous nous embrassions
dans l'ombre
pour nous condamner
à vivre la fonte
des neiges
tout au pouvoir
de nous fondre
et d'ignorer l'issue
et de marquer
malgré tout un passage
vers ce qui nomme
sans donner existence
© unenägu mars 2007 Tallinn
17 janvier 2008
Parole 50
la cage du souffle
sur la fleur de la peau
strie l'arène
blanche et nocturne
du drap
l'heure écorne
le feutre des mots
et du sang
la page est main plongée
dans l'eau des rivières
à la pêche aux douceurs
menaçantes
09 janvier 2008
Paroles 49
naître à la pliure
des ombres et des lumières
ne pas oublier la reliure
du déjeuner des aubes
tenir la jointure
d'espérance et
de désespérance
vie d'homme végétal
entre ce qui est
et germe de ce qui n'est pas
ou plus
et laisse surgir
jusqu'à la déchirure








