10 mars 2008
Parole 56
face à face
l'ocre épouse le bleu
au jardin des couleurs maternelles
tout s'accentue
s'éparpille dans les rosaces des temps
que l'on déplie
je murmure toute
l'absence au monde
nous sommes innommables
simplement
je récite ta respiration
conjugue ce visage
que le tien fait naître
ai envie de la nuit
qui en découle
comme un désir de caresse
tendre pour l'une
réconciliatrice pour l'autre
Commentaires
bienfait des paroles
plénitude de la photo
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